Le 26 octobre 1972, un coup d'État conduit à l'instauration d'un régime de parti unique à Cotonou. Trois ans plus tard, le Dahomey devient la République populaire du Bénin, sous la houlette du Parti de la Révolution populaire (PRP) .Bruno Amoussou, alors en poste à la Banque commerciale du Bénin, se souvient de cette période cruciale, achevée en 1990 avec le départ du président Mathieu Kérékou....
samedi 30 mai 2009
Marche de protestation de l’Union fait la Nation:Une déferlante humaine dans la rue
Écrit par Le Matinal du 29/05/2009 Le chef de l’Etat Yayi Boni déjà surchargé par les dossiers des travailleurs a encore essuyé hier des sueurs froides à cause de la marche des mécontents du régime qui a eu un écho favorable au sein de l’opinion publique. Ainsi... C’est un signal fort au régime en place, estime t-on. A travers cette gigantesque marche de protestation organisée par les forces de l’alliance l’Union fait la Nation pour dénoncer l’attitude du gouvernement dans sa gestion de la crise dans le secteur de la santé, le moral du président de la République a reçu un choc. Les riverains des artères de l’axe routier Cotonou-Porto-Novo ont vécu plusieurs heures de bouillonnement mêlées de tension palpable ce jeudi 28 mai 2009. C’est une véritable déferlante humaine qui s’est déversée dans ces rues. Des jeunes aux personnes âgées en passant par les enfants, toutes les couches de la population ont participé à ce gigantesque mouvement , conduit en personne par Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Léhadi Soglo, Idji Kolawolé et Séfou Fagbohoun qui se tenaient la main comme un seul homme. Mobilisée dans le cadre de la marche organisée par ces derniers, membres de l’Union fait la Nation, cette foule compacte a fait régner une ambiance qui frisait l’insurrection sur l’itinéraire menant de la place Lenine au ministère de la Santé, point de chute de la marche. Dans un mouvement d’ensemble et surtout l’air déterminé, l’impressionnante marrée humaine, estimée à plusieurs milliers de personnes scandait des slogans hostiles au gouvernement et à sa politique dans le secteur de la santé. « Les grèves tuent et Yayi Boni se tait », « gouvernement ventilateur, trop c’est trop ». Ce sont entre autres les slogans des manifestants apparus sur les nombreuses banderoles qu’ils tenaient. De mémoire de beaucoup de Béninois, c’est la première fois dans l’histoire du renouveau démocratique que le pays a connu une telle manifestation. A mesure que les marcheurs se rapprochaient de leur point de chute, les visages se crispaient, les pas devenaient pressants et on sentait la tension monter. Devenant de plus en plus serrée grâce aux nombreux ralliements tout le long de l’itinéraire, la foule pouvait à peine tenir dans la rue du ministère de la Santé pour entendre ses leaders délivrer leur motion. Quelques hésitations des forces de l’ordre à l’arrivée de ces leaders, vite interprétées comme un refus de leur laisser l’accès du ministère, a failli faire dégénérer la manifestation. Les vifs échanges entre Houngbédji, Amoussou, Sèhouéto et la vingtaine d’ agents de la Crs protégeant l’entrée du ministère, ont excité la foule qui a fini par forcer les entrées du ministère à « leurs leaders ». Les minutes qui ont précédé la lecture de la motion ont été également agitées. Le ministre Issifou Takpara refuse de se rapprocher des manifestants pour écouter la lecture de leur motion, provoquant la colère du secrétaire général du Prd Moukaram Badarou et de l’honorable Fikara. Aussitôt la motion lue, la tension retomba. Houngbédji et Léhadi s’ébranlaient vers le siège du Madep sur fond de bain de foule des manifestants. De toute évidence, cet évènement est bien plus qu’une simple marche. Calixte Adiyéton Tous étaient là Comme prévu, ils étaient tous au rendez-vous, portés par leurs militants. Adrien Houngbédji, Léhadi Soglo, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Séfou Fagbohoun, Issa Salifou Saley, Idji Kolawolé. La mobilisation était totale et exprime à quel point ils sont tous tenus à ce que la situation change dans les hôpitaux. Même si d’autres auraient voulu que l’ancien président de la République Nicéphore Soglo soit de la partie, ils n’étaient pas déçus au regard de ce qu’ils ont vu hier dans les rues. En dehors de la présence de ces leaders et chefs de file, plusieurs députés, anciens comme nouveaux ont également répondu présents. Arifari Bako, Eric Houndété, Sacca Fikara, Clément Houinou, Raphaël Akotègnon, Valery Mongbey, le maire de la ville de Porto Novo, Moukaram Océni, le secrétaire général du Parti du renouveau démocratique, Moukaram Badarou. Andoche Amégnissè, opposant déclaré N°1 du chef de l’Etat complète cette longue liste d’acteurs de la vie politique. A travers la présence de ces différents personnalités et vu la marrée humaine qu’elles ont drainée, la nouvelle alliance « l’Union fait la Nation » vient de s’annoncer comme une véritable machine en puissance pour opérer l’alternance en 2011.
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L'alternance qui, ici, est clamée s'entend-t-elle comme un retour vers les pratriques sanctionnées en mars 2006 ou c'est le départ vers un rivage nouveau où les acteurs d'hier que vous êtes allez nous permettre de croire en un avenir meilleur?
RépondreSupprimerCar il est difficile qu'un homme éduqué avec la chicotte puisse à son tour rendre l'éducation sans la lanière.
vous avez dit que vous avez mangé avec des cuillières à café (l'économie, lépargen des contribuables et les dettes extérieures accordées. est-ce vers cette pratique que nous nous retournons?
une chose est sûre. quand 10000 personnes puissent dans une marmite avec des cuillières à café, l'impact est plus important que l'action de 10 puisant avec des louches.