L’évènement qui nous rassemble ici aujourd’hui, c’est à mon avis un évènement littéraire, c’est le lancement du livre de Bruno Amoussou, « L’Afrique est mon combat ».
J’ai rencontré Bruno Amoussou pour la première fois début Septembre 1959. Et c’était à l’aéroport d’Orly. J’arrivais de Cotonou et ne connaissais pas la France. Le Cardinal Bernardin Gantin, alors évêque auxiliaire de Cotonou, qui tenait à assurer que mes toutes premières heures de séjour en France seraient aussi agréables que possible, et qui m’avait accompagné à l’aéroport de Cotonou et était resté à mes côtés jusqu’à notre embarquement, s’était arrangé pour me faire accueillir à Paris-Orly par un certain Bruno Amoussou, et pour me faire prendre mon premier déjeuner en France chez les Morel, une famille bourgeoise française du 16 e Arrondissement de Paris.
Bruno fut le témoin de mes premiers déboires en France. Entre Orly et Paris16 e, les quartiers défilaient et avaient tous un commun dénominateur : les murs des bâtiments et des immeubles étaient tous noirs. Pour moi, pas le moindre doute, on était toujours en train de traverser la banlieue industrielle et ouvrière de Paris, noircie par les fumées des cheminées des usines, et cette conviction, je n’ai pu m’empêcher de l’exprimer tout haut. C’est alors que Bruno m’apprit qu’on était déjà en plein cœur du 16 e, le plus chic des quartiers de Paris. Grande fut ma déception. Le Paris dont j’avais rêvé, une ville toute blanche et toute belle, ce Paris-là n’existait pas. Du coup, j’ai commencé à avoir des doutes sur la qualité et la pertinence de tout ce qu’on m’avait fait apprendre au Dahomey. A l’époque, Bruno ne m’avait pas confessé que lors de son premier contact avec Paris, il avait été terriblement déçu, lui aussi. Je n’ai découvert le choc qu’il avait alors ressenti, qu’en lisant son livre d’aujourd’hui.
Je n’ai repris confiance en moi que lorsque Malraux, outré par ce que Paris était devenu, a décidé de lui faire retrouver sa beauté originelle en lançant sa fameuse opération de ravalement, qui a démarré à Notre Dame de Paris dans un concert de protestations des Parisiens habitués à leur ville crasseuse, et qui n’a pu se poursuivre et s’imposer, que parce que Malraux était un grand homme, un monument du monde littéraire, et qu’il avait le soutien du Chef de l’Etat, un autre grand homme, le Général De Gaule.
Ma deuxième déconvenue, je l’ai connue chez les Morel. Avant le déjeuner, Madame Morel, en fin connaisseur des règles de l’hospitalité telle qu’on la conçoit et la pratique chez nous en Afrique, m’avait proposé d’aller prendre un bain. Pour moi, qui avait passé une nuit sans sommeil dans un avion, cette proposition était plus que la bienvenue. Et à la question de savoir s’il me fallait de l’eau chaude ou non, j’avais, sans hésitation, exprimé ma préférence pour l’eau froide, n’ayant jamais eu à me laver à l’eau chaude dans mon Dahomey natal, sauf lorsque je n’étais qu’un bébé, et ne me doutant pas que l’eau non chaude à Paris puisse être une eau pratiquement glacée. Je me déshabillai donc, et sans précaution aucune, je me glissai dans la baignoire préalablement remplie d’eau non chaude. En deux temps trois mouvements, j’étais hors de la baignoire. On apprit ma mésaventure. On vida la baignoire et on me montra le maniement des robinets. Je pus finalement prendre une douche bien tiède, et rejoignis mes hôtes et Bruno pour le repas. La journée se termina à la cité universitaire de Paris, Boulevard Jourdan.
Entre cette journée de Septembre 1959 et Juin 1975, mois de mon départ pour un exil de quinze ans au Nigéria, Bruno et moi nous avons, le plus souvent, nourri les mêmes projets et partagé les mêmes expériences, et c’est peut-être ce qui me vaut le privilège d’avoir été sollicité pour co-parrainer le lancement de ce livre. Ma présence ici, c’est donc celle d’un contemporain impliqué dans certains des épisodes évoqués dans ce livre, ou ayant vécu au cours des premières années de sa vie, dans un univers pas bien différent de celui du héros de la saga qui nous y est contée.
Première parmi ces expériences, a été celle que nous avons vécue ensemble au sein du Groupe de la FOM. A plusieurs reprises dans son livre, Bruno Amoussou s’est présenté comme membre d’un groupe politique, dénommé tantôt « Groupe de la FOM », tantôt « Notre Groupe ». Un tel Groupe a effectivement existé. Mais il n’a jamais eu une existence formelle ou légale.
Il ne possédait ni Statuts, ni Règlement Intérieur, ni formulaire d’adhésion, ni cotisations annuelles, ni Bureau Exécutif élu. Et pourtant, il fonctionnait. C’est la proximité géographique qui a permis sa naissance. Ses membres fondateurs résidaient tous à la Cité Universitaire, boulevard Jourdan, dans le 14 e Arrondissement de Paris. Et une majorité d’entre eux logeait à la maison de la France d’Outre-mer (FOM), d’où le nom donné au groupe. A force d’interactions les uns avec le autres, ils sont devenus des amis, se sont mis à échanger des points de vue sur l’actualité politique ainsi que sur les essais et ouvrages politiques qu’ils avaient lus. Ils en sont venus à fonctionner comme un cercle de réflexion et d’action politique qui s’est élargi peu à peu par cooptation de nouveaux membres. Idéologiquement, les membres du Groupe se sentaient et se proclamaient de Gauche, une Gauche ayant pour vocation et pour ambition d’être « la voix des multitudes sans droits et sans voix » comme j’ai eu à la qualifier, dans un écrit, il y a de cela 18 ans. Une Gauche non dogmatique, les dogmes de l’Eglise Catholique étant jugés plus que largement suffisants pour certains d’entre nous.
C’est à travers les mouvements de masse que le Groupe a mené ses actions :
- ce fut d’abord au sein de l’Association des Etudiants Dahoméens en France (A.E.D.), dont le Bureau Exécutif de sept (07) membres comprenait, au titre de l’année académique 1961-1962, quatre (04) membres du Groupe de la FOM avec Bruno Amoussou au poste de Président, Rigobert Ladikpo, votre serviteur, à celui de Vice-Président, Florentin Mito-Baba comme Secrétaire Général, et Georges Gandonou comme Trésorier Général ;
- ce fut ensuite au sein du mouvement syndical dahoméen entre 1965 et 1975. Le rôle capital de Florentin Mito-Baba à la tête des syndicats autonomes regroupés au sein du Comité Syndical de Coordination (C.S.C.) a été maintes fois mis en exergue sous la plume de Bruno ;
- ce fut aussi au sein des mouvements de jeunes du Comité Inter-Jeunesse (C.I.J.). Bruno n’a pas occulté ce qu’a été son action au sein de l’Organisation des jeunes de la Sous-préfecture d’Aplahoué et au sein du RAJEMO. Il faudrait signaler cependant que d’autres membres du Groupe ont travaillé la main dans la main avec lui au Mono, et que les autres camarades du Groupe ont été des militants actifs de FILOGNON d’Abomey, de SONAGNON de Porto-Novo et Banlieue (A.J.P.B.), d’ODOKOYA de Savè, etc. ;
- ce fut enfin au sein du Front Uni Démocratique des Travailleurs et des Jeunes (F.U.D.), dont Florentin Mito-Baba fut le Président. Mais la vie et l’histoire de ce Front ne relèvent pas de la période couverte par l’ouvrage de Bruno.
La deuxième expérience commune à Bruno et à moi, a été celle de la SONADER, une aventure passionnante. C’est Bruno qui a bien voulu m’y associer, comme il l’a dit dans son livre. J’étais enseignant à Genève depuis 6 ans lorsqu’il m’a fait appel. J’ai accepté son offre, et du jour au lendemain, j’ai troqué ma vie plutôt peinarde de Genève contre celle mouvementée des chantiers du Grand-Agonvy, avec résidence à Ikpinlè, localité qui se réduisait pratiquement alors à son seul marché. Que ce soit au Grand-Agonvy, au Grand-Hinvi, ou à Houin-Agamè, on défrichait, on dessouchait, on plantait, ou on entretenait la palmeraie, une palmeraie sélectionnée. Tout le monde travaillait dur, et on avait tous à cœur de respecter le planning convenu avec les bailleurs de fonds, qu’il s’agisse du FED ou du FAC. Tous les objectifs ont toujours été atteints, et année après année, de nouveaux milliers d’hectares de palmiers sélectionnés venaient s’ajouter aux anciens. Certes les lois qui ont créé et qui régissaient les Coopératives d’Aménagement Rural ont suscité de grandes polémiques au sein des mouvements de jeunes au cours des années 60-70. Mais ces empoignades verbales n’ont eu un réel impact que dans les Coopératives de la banlieue de Porto-Novo. Tous les autres chantiers ont évolué de façon plus que satisfaisante jusqu’en 1972, et même au-delà, jusqu’en 1975. Les tonnages de régimes de palme récoltés et les rendements à l’hectare ont connu une courbe ascendante régulière. Trois huileries de palme ont été mises en service, de même que l’usine d’égrenage de coton de Hagoumé, dont il a été longuement question dans l’ouvrage d’Amoussou. On a appris aux coopérateurs à exploiter de façon intensive les parcelles de terre mises à leur disposition dans les zones de cultures annuelles. On a eu recours à l’expertise de femmes savaloises pour apprendre à leurs femmes la fabrication du gari « sohoui » dont la commercialisation était confiée aux supermarchés de Cotonou et de Porto-Novo. On a entrepris l’alphabétisation en langues nationales de nos coopérateurs et de leurs épouses et la publication d’un premier périodique en langue yoruba dénommé « ALAJUMOSE », c’est-à-dire « Le Coopérateur ». On a lancé un vaste programme d’élevage de bovins sous palmeraie et de croisement de nos vaches lagunaires avec des Ndama guinéens, espèce résistante à la mouche tsé tsé, avec l’espoir d’utiliser leurs hybrides en culture attelée. Et ce « success’ story » a été l’œuvre de travailleurs et de cadres dahoméens hyper motivés, et de leurs dirigeants successifs, dont en particulier Bruno Amoussou.
Les problèmes qui conduiront à l’échec de ces Coopératives et à la quasi-disparition de la filière palmier à huile au Bénin d’aujourd’hui relèvent d’une période non couverte par le livre de Bruno.
Dans son livre Bruno Amoussou nous fournit d’intéressants éléments de comparaison entre le Togo et le Dahomey des années 40 et 50, deux territoires sous domination impériale française.
D’un côté, le Dahomey, colonie française où sévissaient les travaux forcés et la conscription, deux fléaux qui frappaient durement les populations. Pour échapper à la conscription, beaucoup de jeunes gens avaient recours à la protection des forces occultes, ou n’hésitaient pas à s’enfuir du pays. C’est ainsi que de nombreux ressortissants de Kétou ont trouvé refuge au Nigéria, auprès de leurs frères Kétou, dans l’actuel Yewaland, anciennement Egbado, et que de nombreux Shabè ont traversé l’Okpara et ont rejoint au Nigéria leurs frères Shabè de Oyo State. Ce type de mouvement migratoire a pu être observé dans toutes les régions du Dahomey, frontalières du Nigéria. Au Dahomey comme dans toutes les autres colonies françaises, le système de conscription a permis l’enrôlement dans l’armée d’individus de toutes les parties du pays en plus des volontaires qui eux, étaient majoritairement issus des régions les plus déshéritées.
Le Togo, par contre, était une ancienne colonie allemande et un territoire sous mandat de tutelle des Nations Unies. La lutte héroïque menée par le peuple togolais sous le leadership de Sylvanus Olympio, une lutte décrite de façon si vivante par Bruno Amoussou, n’a pas permis à la France d’étendre au Togo son système colonial dans ce qu’il avait de plus caricatural. Elle n’a pas pu, par exemple, imposer la conscription aux Togolais, et le camp militaire français, implanté au cœur de Lomé, avait comme dénomination « Deuxième Bataillon Autonome du Dahomey ». Les seuls Togolais engagés dans l’Armée Française, étaient tous des volontaires, originaires du Nord moins développé. Pour eux c’était l’Armée Française qui pouvait leur offrir leurs seules possibilités d’ascension sociale. Mais pour Olympio et les siens, ils n’étaient que des mercenaires, et jusqu’à sa mort, Olympio refusa de créer une Armée Togolaise à partir de ces éléments là démobilisés de l’Armée française et mis à la disposition du Togo. Ce sont ces demi-soldes qui ont assassiné Olympio en 1963 et ont constitué, depuis cette date, l’Armée Togolaise, une Armée demeurée pendant longtemps largement homogène, ethniquement parlant. L’évolution politique du Togo depuis lors est largement tributaire de cette caractéristique particulière de son Armée.
Bruno a fait allusion quelques fois dans ce livre au rôle et à l’importance des tracts dans le Dahomey d’après l’indépendance. Il faut dire que sous les régimes militaires qui ont alterné avec les régimes civils à parti unique, la liberté de presse n’existait pas et ne pouvait exister. Mais comme le besoin de s’informer était le plus fort, il s’est développé dans le pays une véritable industrie des tracts, des tracts qui ont diffusé des informations la plupart du temps recueillis à de très bonnes sources. Etaient aussi recueillis à de très bonnes sources les éléments d’analyses qui meublaient les communiqués, - eux dûment signés – publiés par les syndicats autonomes regroupés au sein du Comité Inter Syndical (C.S.C) et par les mouvements de jeunes. Bruno a maintes fois évoqué dans ce livre le rôle qui a été le sien dans ce domaine. Du fait de ses fonctions de Directeur Général de la SONADER et de Président du Conseil d’Administration de la Société Dahoméenne de Banque (SDB), il était en contact quasi permanent avec les principaux responsables politiques et administratifs du pays, et était au courant de pratiquement tout ce qui se tramait et se décidait. Et puis il a eu cette drôle de chance de toujours se retrouver au bon endroit et au bon moment, d’être pratiquement toujours au cœur de l’évènement, d’avoir le privilège d’assister en direct à des évènements majeurs, même les plus inattendus. Tout naturellement, notre Groupe et les Organisations de masse au sein desquelles nous militions, bénéficiaient, grâce à lui, d’informations privilégiées qui leur permettaient de frapper juste et fort.
Jusqu’ici, je ne me suis intéressé qu’au contenu du livre, tantôt pour en repréciser ou en restituer le contexte, tantôt pour faire connaître les réflexions qu’il m’inspire. Or vous savez que dès le début de mon intervention, j’ai tenu à souligner que l’évènement qui nous rassemblait, c’était un évènement littéraire. Qu’est-ce qui fait d’un livre une œuvre littéraire ? C’est moins le contenu, même si ce contenu peut être d’un grand intérêt comme c’est le cas avec le livre de Bruno, qui est une mine d’informations sur la vie quotidienne des Africains sous la botte coloniale française, et sur les intrigues et les mœurs politiques byzantines dans le Dahomey de 1960 à 1972, un Dahomey où l’on découvre l’impérialisme français dans toutes ses œuvres, et ses basses œuvres en particulier. Ce qui confère à un livre un statut d’œuvre littéraire, c’est la qualité du style, c’est l’esthétique du langage. Ce qui fait le charme et l’attrait particulier de notre livre d’aujourd’hui, nous le devons à cet incomparable don de conteur qui fait que dans la vie de tous les jours, on s’ennuie rarement en compagnie de Bruno, et dont il a su faire une brillante démonstration en écrivant de « L’Afrique est mon combat ». Ici, Bruno a su faire alterner description, récit, anecdotes, et traits d’humour.
Des scènes comme celle de la fuite rocambolesque des gardes du corps du Président Zinsou méritent une citation :
« Au moment où la voiture présidentielle franchissait la grille du Palais, une Land Rover se mit en travers de l’allée. Des mitraillettes crépitèrent. Les gardes du corps, terrorisés, s’enfuirent à toutes jambes et le mur de clôture n’interrompit que la course des motos. Habitués aux sauts d’obstacles, leurs conducteurs préférèrent se mettre à l’abri. Les assaillants se saisirent du Président Zinsou et l’emportèrent dans leur véhicule. Pendant qu’ils évoluaient vers le Nord, leur chef eut cependant la délicatesse de renvoyer à sa famille les lunettes de la victime qu’ils avaient récupérées durant l’assaut ».
Dans « L’Afrique est mon combat » nous avons à faire à un Bruno enjoué, qui a toujours des histoires drôles, amusantes ou insolites à raconter.
L’auteur sait réjouir les cœurs et égayer le lecteur. Il n’hésite pas à donner dans de l’autodérision, et à faire rire à ses propres dépens comme dans l’épisode de ce bizutage que je ne peux m’empêcher de vous faire apprécier :
« Après le repas, je me rendis au dortoir où j’étais le seul Africain parmi quatre-vingt-deux élèves. Mes affaires étaient rangées dans l’armoire, je ne voulus pas me déshabiller devant tous ces Blancs. Je m’assis sur le lit dans l’attente de l’extinction des lumières. Une fois que je fus déshabillé, mes camarades rallumèrent les lampes, s’emparèrent de moi et me promenèrent, tout nu, de dortoir en dortoir. A chaque étape, les élèves vérifiaient que j’étais effectivement noir partout, un peu moins à la paume de la main et à la plante des pieds. « Regardez son zizi ! » hurlaient certains élèves qui tenaient à le toucher ».
J’ajouterai pour finir que le français, dans ce livre, est de très bonne facture ; il n’y a ni fautes d’orthographe, ni fautes de grammaire ; les règles de la concordance des temps ont été bien respectées dans l’ensemble ; quelques mots d’argot des classes préparatoires aux grandes Ecoles françaises ont été utilisés, mais ils l’ont été à bon escient.
Ma seule réserve, mon seul regret, c’est le dernier chapitre du livre, une sorte d’épilogue, un chapitre à mon avis de trop, un chapitre où l’auteur semble indiquer au lecteur ce qu’il doit retenir.
A partir du moment où l’on a choisi de livrer au public ce que l’on a été, ce que l’on a vu, et ce que l’on a fait, on doit laisser au lecteur la liberté de se faire sa propre opinion.
En dépit de cette réserve, je n’hésiterai pas, en guise de mot de la fin, à dire à Bruno :
« Bravo Bruno. Tu as fait une entrée en fanfare dans le monde des lettres. Tu as enfin découvert ta vraie vocation, celle d’écrivain. Elle sera pour toi, Inch Allah !, la plus belle de toutes, celle qui t’ouvrira les portes de l’immortalité ».
Puis me tournant vers notre public et vers le lectorat béninois et africain, je lui annoncerai : « celui-ci est un grand cru », et je lui prescrirai : « à consommer sans modération ».
Merci de votre aimable attention.
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