
Les années de la décolonisation africaine racontées par un politicien africainBruno Amoussou, né en 1939, est un homme politique béninois. Leader du Parti social-démocrate (PSD), il fut président de l’Assemblée nationale de 1995 à 1999, puis ministre d’État chargé du Plan et du Développement jusqu’en 2005.Fils de paysan, Bruno Amoussou, élève brillant, se fait rapidement remarquer et poursuit ses études à Porto-Novo, capitale du Dahomey, puis à l’Institut national d’Agronomie à Paris (actuel AgroParisTech). Les années 1960 marquent son entrée dans l’arène politique, modestement d’abord, en devenant le président de l’association des étudiants dahoméens en France en 1962, puis le secrétaire général de la puissante Fédération des étudiants d’Afrique noire en France. Cette position fait de lui un acteur politique africain, un observateur du conflit algérien et lui donne l’occasion de rencontrer plusieurs leaders africains dont Ahmed Ben Bella à Alger et Kwame Nkrumah au Ghana. De retour dans son pays, il joue des rôles de premier plan qui le placent au devant de la scène politique.Des anecdotes de bizutages au temps de ses études jusqu’au récit des coulisses des projets politiques, Bruno Amoussou nous renseigne sur cette période troublée de la décolonisation. Le récit s’arrête au 26 octobre 1972, date du dernier des nombreux coups d’État militaires au Bénin.L’actualité au Bénin : Fini l’état de grâce. Deux ans et demi après son élection, et par conséquent à mi-mandat, le président Boni Yayi fait face à une situation difficile. Il ne dispose plus d’une majorité à l’Assemblée nationale et voit se liguer contre lui les principales figures de la classe politique. Nicéphore Soglo, Adrien Houngbedji et Bruno Amoussou se sont retrouvés en novembre 2008 à Abomey pour élaborer une stratégie commune en vue de la présidentielle de 2011. On annonce le ralliement de nouvelles personnalités comme l’actuel président de la Banque ouest- africaine de développement, le successeur de Boni Yayi à la tête de cette institution. Le débat politique s’anime et le gouvernement doit répondre aux multiples critiques d’une opposition de plus

