vendredi 6 janvier 2012

Littérature : BRUNO AMOUSSOU LANCE BIENTOT « LA BANQUE, LA POLITIQUE ET MOI »

5 jan, 2012 Le samedi 14 janvier prochain, le président Bruno Amoussou procédera au lancement officiel de son tout dernier livre intitulé « La Banque, La Politique Et Moi ». Réalisée aux éditions de l’Archipel, cette œuvre sera mise à la disposition du grand public à la Maison des Centraliens, 8 rue Jean Goujon 75008 Paris 8e–Métro Franklin-Roosevelt. C’est dire donc que le 14 janvier prochain, l’univers littéraire du Bénin, de l’Afrique et du monde va grandir d’un nouveau bébé. Grâce DOTOU - L'autre fraternité http://lautrefraternite.com/2012/01/05/litterature-bruno-amoussou-lance-bientot-la-banque-la-politique-et-moi/

jeudi 5 janvier 2012

Lancement du Tome 2 des Memoires du Président Bruno Amoussou

A l'occasion de la parution de son livre " La Banque La Politique Et Moi" (éd. de l'Archipel), le Président Bruno Amoussou vous prie d'honorer de votre présence la cérémonie de lancement, qui aura lieu le samedi 14 janvier 2012 à 10 heures à La Maison des Centraliens - 8 rue Jean Goujon - Paris 8 ème - Metro Franklin-Roosevelt

LA BANQUE LA POLITIQUE ET MOI - Suite des mémoires de Bruno AMOUSSOU

Le 26 octobre 1972, un coup d’État installe Mathieu Kérékou à la tête de l’exécutif à Cotonou. La révolution est proclamée, le marxisme-léninisme devient l’idéologie de l’État. Sous la houlette du Parti de la révolution populaire du Bénin, parti unique, il nationalise des entreprises étrangères, dont les banques. Ainsi voulait-il rompre avec le capitalisme et vaincre le sous-développement.

Ce choix de la déconnexion, à l’inverse de la globalisation, tout comme la stratégie et les moyens utilisés, n’ont pas donné les résultats escomptés. L’audace et le volontarisme n’ont pas suffi. Le laxisme, l’improvisation et la corruption ont dévoyé le projet.

Bruno Amoussou se souvient de cette période cruciale qui s’achève en 1990 avec la fin du régime du président Kérékou. Son témoignage est d’autant plus utile que, depuis 2008, des gouvernements libéraux ont dû nationaliser des banques pour leur éviter la banqueroute.


À l’heure où la mondialisation libérale fait face à de nouveaux défis, le deuxième volet des mémoires de Bruno Amoussou, acteur majeur de la vie politique et économique du Bénin, éclaire et enrichit l’histoire contemporaine de l’Afrique.


Bruno Amoussou, né en 1939, ingénieur en agronomie, ancien directeur général de la Banque commerciale du Bénin (1974-1984), fut président de l’Assemblée nationale béninoise de 1995 à 1999, puis ministre d’État, chargé du Plan et du Développement jusqu’en 2005. Trois fois candidat à l’élection présidentielle, il poursuit ses activités politiques à la tête d’un regroupement de partis politiques d’opposition au régime du président Boni Yayi, réélu en 2011 au cours d’un processus électoral controversé. Les éditions de l’Archipel ont publié en 2009 L’Afrique est mon combat, premier volume de ses mémoire

mardi 2 février 2010

Discours de Clôture prononcé par Bruno AMOUSSOU Président de l’Union fait la Nation

Chers amis,
Lorsque les générations futures s'intéresseront à ce qui s'est passé ces deux jours, elles y rechercheront les ambitions qui ont animé ses promoteurs. Elles feront peu de cas de nos critiques à l'endroit de ceux qui ne pensent pas comme nous. Elles auront peut-être même oublié les promesses de ceux qui ne voulaient plus de politique mais de développement. Les termites auront déjà digéré les chroniques enflammées des théoriciens des messies extraterrestres. Selon toute vraisemblance, de nouveaux prophètes auront remplacé ceux qui ont déjà commencé à renier leurs prédictions et à maudire leur enfant. Comme leurs prédécesseurs, ils tenteront de se reconvertir en religieux entrepreneurs, en porte parole, en chargés de mission ou en animateurs de la société civile à la recherche d'une nouvelle virginité.
Lorsque les commentateurs s'intéresseront à nos travaux, ils y rechercheront nos propositions et non nos critiques à l’endroit de la conduite actuelle des affaires publiques. Bien que les média publics et quelques autres organes de presse privés, corrompus par contrats, célèbrent à longueur de reportage les avancées de notre pays, la réalité quotidienne leur inflige un démenti permanent et incite les honnêtes gens à continuer de s'interroger. C'est dire que nous n'aurions pas fait preuve d'une grande originalité ni comblé les attentes si nous nous étions contenté de redire ce que tout le monde sait.
Lorsque, dans quelques années, les historiens revisiteront notre parcours à partir des déclarations de ce jour, ils y rechercheront soit les raisons d'un espoir déçu soit les explications du déclenchement d'un processus qui aura transformé le climat politique dans notre pays et ailleurs en Afrique, comme ce fut le cas de la Conférence nationale.
Grande est donc notre responsabilité ce jour où tous les regards sont tournés vers cette salle du stade de l'amitié. Les oreilles collées à des postes radio, nos paysans, nos ouvriers, nos fonctionnaires, nos entrepreneurs, nos étudiants, nos jeunes, les femmes de notre pays bref notre peuple tout entier est en attente de nos conclusions pour y puiser des raisons d'espérer.
Mes Chers amis,
Pour ambitieuse que soit notre entreprise, elle ne reflète pas moins les aspirations profondes de notre peuple. Le désir de sécurité et de savoir ou on va

hante la conscience de nos populations et raccourcit le sommeil de chacun de nous. Dans ce monde en désarroi, secoué par des crises successives, alimentaires, financiers, économiques et autres, n'est-il pas légitime de s'interroger sur ce qui attend nos enfants, sur la possibilité pour eux de vivre dans un environnement où ils pourront s'épanouir, offrant de réelles possibilités de création de richesses et d'emplois et présentant des opportunités qui valorisent les talents et récompensent les efforts?
Or, les huit millions que nous sommes parmi les milliards d'êtres humains qui peuplent la planète, nous ne parvenons pas à nous réunir autour d'idéaux partagés. Fractionnés en une multitude de groupuscules, nous nous livrons à des combats autour de la pénurie, incapables de mettre en valeur la centaine de milliers de kilomètres carrés que Dieu nous a confiée. Pourtant, il y coule des fleuves ; le soleil y brille toute l'année et la fertilité des sols récompense, avec générosité, les efforts de ceux qui disposent des moyens de produire. En outre, pendant que le peuple laborieux peine à vivre, la couche parasite de notre société confisque les fruits du travail de tous et s'adonne à la mendicité internationale, son sport favori, en quête d'aides financières à capter à son profit.
C'est à changer cet état de chose que nous avons l'ambition de nous consacrer. Durant la phase préparatoire de cette rencontre, nos groupes de travail ont esquissé notre vision du monde. Ils ont rassemble les éléments qui serviront de base à un programme de gouvernement. A cette occasion, chacun de nous a pris encore plus la mesure du drame des familles qui ne parviennent plus à se nourrir, besoin fondamental s'il en est. On comprend alors l'absence d'échos aux appels à la scolarisation de tous les enfants, à la fréquentation des centres de santé, à la relance de la production et à l’innovation. On comprend également le désarroi des jeunes et des femmes qui se battent autour des microcrédits politisés.
Par notre démarche, nous voulons apporter une réponse concrète aux interrogations des populations désespérées. Il est évident que le défilé hebdomadaire des créateurs de partis sur les écrans de la télévision nationale n'est pas de nature à clarifier la situation. Ce nouveau commerce, qui rapporte gros pour ses géniteurs, embrouille malheureusement le débat et les enjeux. Peut-être que les réjouissances auxquelles donnent lieu ces manifestations, à l'initiative des ministres, font parti des axes prioritaires du gouvernement en matière de promotion des spectacles et des loisirs. Nous avons eu raison, au cours de cette convention, d'emprunter un autre chemin et de prendre d'autres initiatives pour animer la vie politique nationale.
Les résultats auxquels nous venons de parvenir confirment la stratégie prudente que nous avions adoptée. Beaucoup déploraient les hésitations, les reculs, la marche saccadée et l'impatience, avouons le, avait gagné nos rangs. Le découragement s'en est mêlé au point que la tenue de cette convention devenait un défi à relever. Nos adversaires n'ont naturellement pas manqué d'alimenter la polémique et croyaient trouver dans nos tâtonnements les raisons d'obtenir la dislocation qu'ils appelaient de tout leurs vœux. A la vérité, leurs espoirs ne se sont évanouis qu'après l'échec des derniers assauts dans les commissions et l'adoption des textes constitutifs de l'Union.
Mais nous serions de bien naïfs acteurs si ce succès ponctuel nous plongeait dans une quiétude qui conduit à l'immobilisme puis à la dislocation. D'expérience, nous savons que l'union est le fruit d'un combat et que les tendances fractionnelles ne disparaitront pas par enchantement. Ce serait naïf de croire que, du jour au lendemain, la coopération militante va remplacer nos confrontations multi décennales entre groupes. Les ambitions personnelles continueront de nourrir de secrètes stratégies de sous alliance et ceux qui tirent profit de la situation actuelle ne déposeront pas les armes et n' accepteront aucune paix des braves, sans combat.
C'est conscient de toutes ces difficultés que nous avons néanmoins décidé de tenter l'unification de nos forces. Bien sûr, nous aurions souhaité rassembler un plus grand nombre de forces politiques, servir de creuset pour unir toutes les communautés vivant sur tout le territoire national. Mais, pour le moment, les forces de régression continuent de s'opposer, avec un certain succès, à l'intégration nationale. Prolongeant des tendances anciennes, elles exercent de fortes pressions dans des régions entières où ceux qui veulent une ouverture politique sont considérés comme des traitres. La lecture de la carte politique de notre pays indique bien les endroits où nous avons besoin de courage et d'effort pour restaurer le pluralisme politique.
Dès lors, nous comprenons nos camarades qui ne peuvent franchir, pour le moment et sans danger, les portes de ces régions fortifiées, Aussi en appelons nous à tous ceux qui jouissent d'une influence à l’intérieur de ces zones interdites pour qu'ils utilisent leur pouvoir à étendre l’espace de démocratie et de pluralisme politique à l'ensemble de notre pays. Quant à l'Union, elle reste ouverte à tous ceux qui ne se nourrissent pas de la sève venimeuse du régionalisme et du tribalisme. Elle poursuivra ses efforts pour accueillir en son sein, de façon militante et fraternelle, les courageux qui s'attaqueront, avec réalisme, aux obstacles idéologiques et sociopolitiques dressés contre la cohésion nationale.
Ce sera avec la même ferveur patriotique que l'Union accueillera tous ceux qui voudront rejoindre ses rangs. Ils sont des millions, ceux qui souhaitent un pays apaisé. Elles sont des millions, les femmes qui triment dans nos champs, sur nos routes, dans nos marchés à la recherche d'un cadre pour participer à la prise des décisions qui les concernent. Dans les villages comme dans les villes, nos jeunes au chômage regardent l'horizon assombri dans l'espoir de déceler la lueur qui les mettrait en mouvement.
Aussi tendons-nous une main fraternelle à nos amis venus nous soutenir hier par leurs messages pour un apaisement du climat politique dans notre pays. Ceux d'entre eux, qui ont choisi de rassembler et non d'émietter, de renforcer les liens sociaux et non de les détruire nous paraissent aller dans la bonne direction. Comme le nôtre, leur succès clarifiera le débat politique. C'est ce qui justifie nos vœux de réussite pour leur entreprise afin que l'alternance s'appuie sur des forces politiques crédibles, capables d'assumer la responsabilité de la conduite des affaires publiques dans un esprit de tolérance et de décrispation.
A tous les patriotes de notre pays, à celles et ceux qui souhaitent une recomposition et une simplification du paysage politique, à celles et ceux qui voudraient contribuer au renouvellement qualitatif de la classe politique, à celles et ceux qui voudraient participer à des débats responsables, constructifs ct dignes, à celles et ceux qui œuvrent dans les associations professionnelles ou non et dans les organisations non gouvernementales pour aider les plus pauvres à participer à la vie nationale, l'Union tend les bras et les invite au combat:
Combat pour la restauration d'un climat de concorde,
Combat pour la convivialité, le dialogue, la détente sociale et politique,
Combat pour l'apaisement des conflits qui déchirent les familles dans les villages et les quartiers de ville,
Combat pour la pratique tolérante des religions,
Combat pour la création des entreprises et de l’emploi pour nos jeunes,
Combat pour la sauvegarde de notre dignité et de la fierté nationale,



Bref combat pour la survie de notre peuple menace dans ses valeurs fondamentales
Quant à vous, militantes et militants de l'Union fait la Nation, soyez fiers de ce que vous avez déjà accompli. Nous avions sous-estimé vos capacités à transcender nos divergences et nous venons de constater, avec bonheur, que vous vous inscriviez depuis for longtemps dans la nouvelle dynamique d'union. L'optimisme qui emplit les cœurs des Béninoises et des Béninois en ce jour plonge ses racines dans votre détermination avérée à surmonter les obstacles que nous avions dressés de nos propres mains au cours de nos luttes passées.
Oui, chers amis, regagnez vos foyers sains et saufs, par la grâce de Dieu. Répandez autour de vous le message de l'espoir. Organisez vous pour accueillir les délégations de l'Union qui examineront avec vous les problèmes du terrain dans chaque commune.
Oui, l’Union fait la Nation ;
Oui, un grand parti vient de prendre son envol ;
Oui, une aube nouvelle se lève sur notre pays.
Soyons en les principaux artisans !

jeudi 19 novembre 2009

Texte de l'intervention du Président Bruno Amoussou à la Conférence de presse du groupe politique UN sur la LEPI , au Bénin Marina Hôtel

Bruno Amoussou, président du Psd
«. Si aujourd'hui nous ne sommes pas en mesure d'améliorer notre processus électoral, ne faisons rien pour l'aggraver» .
« Nous avons intérêt à faire en sorte que le climat qui règne .dans notre pays attire, que les Béninois se sentent à l'aise chez eux, et que ceux qui nous regardent aient envie de venir chez nous. Toutes les composantes de la population doivent aider à comprendre que la situation de la Lépi est bien préoccupante. Je sais qu'il y aura des gens qui diront, ils ne veulent pas de la Lépi, ce sont des aigris. Nous connaissons ces choses-là. La Lépi est une affaire de tous. Il n'y aura pas la catastrophe au Bénin et les gens de la presse vont se tirer. Donc il faut aider le pays à prendre la mesure de la situation. La Lépi est une affaire de la mouvance, comme de l'opposition déclarée et non déclarée. C'est pourquoi, j'en appelle au patriotisme de tous. Nous souhaiterions que les informations que nous venons de partager avec vous soient vérifiées de façon indépendante. Nous sommes mêmes disponibles pour, des débats contradictoires. Nous espérons que la sagesse va l'emporter sur toute autre considération afin que les irrégularités soulevées soient corrigées. Nous voulons travailler en sorte que ceux qui sont dans la marche forcée s'arrêtent et se regardent. Il faut qu'ils se disent qu'ils ne sont pas les bénéficiaires de ce qu'ils fabriquent Il faut faire une pause et nous sommes disponibles à participer à toute concertation pour la réalisation d'une Lépi apaisée. Nous ne voulons pas imposer' une démarche. - Mais nous suggérons une évaluation de la situation de façon consensuelle afin de relancer la machine. Mais si d'aventure, la marche à pas forcés continue, laissez nous réfléchir pour savoir si nous sommes manchots. Si aujourd’hui nous ne sommes pas en mesure d'améliorer notre processus électoral, ne faisons rien pour l'aggraver. »

vendredi 28 août 2009

Lettre du Président Bruno Amoussou et de Lazare Sèhoueto au Président Yayi

Bruno Amoussou & Lazare Sèhouéto
04 BP 0763 Cotonou
A Son Excellence
M. le Président de la République,
Chef de l’Etat,
Chef du Gouvernement
Cotonou
Objet : Lutte contre la corruption et l’impunité
Monsieur le Président de la République, Nous avons l’honneur d’attirer votre haute attention sur la déclaration liminaire du député Rachidi Gbadamassi lors de sa « conférence de presse » du 6 Août 2009. Evoquant plusieurs affaires de corruption et exhibant des documents à l’appui de ses affirmations, il vous demandait, avec insistance, de prendre vos responsabilités et d’éviter de faire preuve de complaisance. Cette demande avait déjà été formulée par des ministres et reprise dans des journaux généralement favorables aux thèses du gouvernement. Le député Gbadamassi a en outre fait observer que d’anciens ministres et ministres d’Etat, aujourd’hui députés, seraient impliqués dans ses affaires et s’abriteraient sous le couvert de leur immunité parlementaire pour échapper à la justice et aux sanctions.
Aussi vous prions-nous, en nos qualités d’anciens ministres et de députés, de bien vouloir vous saisir de tous les dossiers en cause, notamment celui relatif au crédit-relais contracté par la SONAPRA et celui concernant l’achat de groupes électrogènes usagés par la SBEE. La saisine urgente de la justice, par vous, crédibiliserait votre combat contre l’impunité et permettrait de situer les responsabilités. Très attachés, comme vous, à la bonne gouvernance de notre pays, à la saine gestion des finances publiques et à la lutte contre l’impunité, nous vous assurons de notre soutien dans toute action que vous engagerez pour châtier les pilleurs de l’économie et les corrompus.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos meilleurs sentiments.

lundi 17 août 2009

Editorial de l'Abbé André QUENUM, DP du Journal Catholique LA CROIX DU BENIN

Pouvoir personnel

«Dans notre pays, la situation actuelle n’est donc pas une fatalité mais le résultat de l’action des animateurs de la vie publique que nous sommes», a avoué Bruno Amoussou dans son discours d’ouverture au 2e congrès ordinaire du Parti social démocrate (Psd), un discours qui mérite d’être mieux connu. Et il en déduit plus loin : «En 2011, nous solliciterons le peuple pour qu’il confie le pouvoir, non à un homme solitaire, mais à une équipe. Nous nous engagerons sur un Programme porté par un groupe qui garantit la pérennité et non une vision dont l’application dépend de l’humeur de son unique géniteur». Ses remarques expliquent certaines des causes politiques des difficultés de l’actuel pouvoir tout en indiquant les solutions envisagées par le Psd. Chez les politiciens de tous bords, le problème du pouvoir personnel au détriment de la force des principes est l’une de ces causes.
Par exemple, pour améliorer sa gestion, le pouvoir actuel peut-il ne pas remettre en cause sa conception du pouvoir conquis et géré par un homme, sans vraiment savoir s’entourer d’une équipe coordonnée et sans se doter d’une vision au sein de laquelle les idées et les principes sont plus forts que les «humeurs»? Or, le régime cherche la réélection sans cette profonde remise en cause.
De son côté, Bruno Amoussou dénonce avec justesse ce problème majeur, et veut le résoudre à partir des partis politiques. Or, est-il possible pour un parti comme le Psd de renouveler entièrement ses plus hautes instances dirigeantes sur la base d’une compétition des idées ? Le congrès ne nous permet pas de répondre par l’affirmative. Sans avoir fait leurs preuves au niveau de leurs partis respectifs, comment les G et F peuvent-ils le faire au niveau national ?
Vu le fléau du pouvoir personnel, qui s’engagent effectivement «sur un Programme porté par un groupe qui garantit la pérennité et non une vision dont l’application dépend de l’humeur de son unique géniteur» ? Le pouvoir personnel est le pire ennemi de notre avenir collectif, et curieusement aussi, des ambitions individuelles.

Abbé André S. Quenum

Chronique

L’inoxydable Amoussou

Bruno Amoussou rempile à la tête du Parti social démocrate. Sans surprise, le Psd a reconduit son leader naturel pour gérer son destin. La mise à l’écart du renard aura été un cataclysme politique, une vraie révolution. Le Psd a préféré enterrer l’incertitude grossissante sous la cendre de la polémique. Depuis toujours, le président de ce parti a été proclamé seul homme capable de faire bouger les lignes. Le deuxième congrès ordinaire a validé le mythe Amoussou. L’homme pouvait d’ailleurs s’exciper du soutien de l’opinion au Psd. Et cette opinion n’a pas omis de mouler le choix des congressistes. Le Psd a appris à vivre avec le dadjè national, à obtenir de grandes victoires politiques sous son parapluie, à hurler maintenant les dérives du changement et à brûler les vaisseaux cauris.

Cette élection de Bruno Amoussou dégage à première vue un parfum d’inachevé, puisque l’homme forclos pour la présidentielle aurait dû passer le témoin et donner le pouvoir à la relève. Ainsi, les compagnons longtemps soumis à l’apprentissage et coincés dans un second rôle devraient profiter du retrait du prélat et dire la messe. Le nouveau sermon sera conçu pour justifier leur maturité. Mais l’ouverture de l’ère post Amoussou est avortée et le Psd, cimenté dans le réflexe du renard va encore coller à ses habitudes de glapissement et confier son souffle à son leader.

La décision de Bruno Amoussou de prolonger son séjour sur les cimes du Psd n’est politiquement pas aussi gratuite que n’affichent les tendances superficielles et la glose développée sous le parrainage de la banalité. Le président du Psd ne pouvait abandonner le navire dans cette période de turbulence politique. C’est lui qui donne du souffle et de l’espoir à ses partisans dans les combats politiques. Comme Rosine Soglo, elle aussi septuagénaire, Amoussou a engrangé une impressionnante expérience politique dont a besoin le Psd pour les cruciales joutes de 2011. Le Couffo, fief du renard, n’a jusqu’ici pas démenti cette réputation même si de timides percées des adversaires politiques de l’ancien président de l’Assemblée nationale font babiller certains ambitieux.

En décidant de se faire reconduire à la présidence du Psd alors que persistent les sirènes de la retraite, Bruno Amoussou dans son nouveau statut de non présidentiable en raison de l’âge interdit, a élégamment montré son attachement à ce Psd qui n’est en réalité qu’un de ses produits politiques. Le poste de président de la République n’apparaît plus comme la finalité de l’entreprise politique de Bruno Amoussou avec cette volonté du renard de continuer, même hors course, de garder l’étendard du Psd. Le renouvellement de l’engagement politique en faveur de l’épanouissement du parti le met d’emblée au cœur des grandes sensations.

Amoussou vient simplement de s’offrir des étoffes de leader tenace, ayant en grippe tout élan d’abdication dans le combat politique. Il a des atouts pour sauvegarder la mobilisation Psd dans le fief historique. Des atouts, mais aussi des arguments à faire valoir dans la croisade anti cauri des G et F. La présidence du Psd lui permet de conserver une notoriété politique dont l’effet sur la troupe devrait être utilisé pour décanter le cafouillage semé par les rumeurs servies dans les flacons des poisons politiques.

Et puis, Bruno Amoussou s’est fait élire sur le trône du Psd, un peu comme pour dire " je suis en forme et il faut compter avec moi pour 2011 ".

Sulpice Oscar GBAGUIDI du Journal Fraternité du 10 / 08 / 2009

Articles A/S lettre à Me YANSUNU

Suite à ses accusations de détournement de deniers publics
Amoussou demande à Yansunu de lui intenter un procès
Dans une correspondance qu’il a adressée à l’avocat communiste, Me Magloire Yansunu qui l’accusait sur le plateau de Golfe Télévision, le dimanche 09 août dernier de détournement de deniers publics, Bruno Amoussou, président du Parti Social Démocrate l’invite à entreprendre contre sa personne les actions requises pour la récupération des sommes présumées. Ce serait précise le leader du Psd, l’occasion de lui infliger les sanctions afin qu’il serve d’exemple à ses autres concitoyens.
Ludovic AGBADJA du journal le Progrès

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B.Amoussou lance un défi à Me Yansunu
Le président du Parti social-démocrate (Psd), Bruno Amoussou, a écrit à Me Magloire Yansunu pour lui demander d’engager des poursuites contre sa personne, s’il a les preuves de ses déclarations. La balle est alors dans le camp de l’avocat communiste.
Au cours de sa dernière sortie médiatique, Me Magloire Yansunu demandait au président du Parti social-démocrate (Psd), Bruno Amoussou, de restituer les sommes qu’il a volées à l’Etat béninois. Ce dernier, dans une démarche sage, recommande à son accusateur de prendre des dispositions nécessaires pour engager les poursuites judiciaires contre lui, afin de récupérer les fonds dont il a connaissance. Pourquoi, le chef de l’Etat n’a pas publié les résultats des audits qu’il a commandités lui-même pour vérifier la gestion des anciennes autorités de ce pays ? Les Béninois veulent avoir une réponse claire à cette question. C’est dire en tant qu’avocat, Me Yansunu devrait s’assurer d’un minimum de preuves, avant de faire une telle déclaration. Sans cela, ses propos peuvent être interprétés autrement. Etait-il en mission pour le pouvoir en place? Curieusement, c’est juste 24 heures après l’ouverture du 2e congrès du Psd où il y a eu des attaques contre les dérives du pouvoir en place qu’il est allé tenir ses propos sur la télévision Golf Tv. (Lire sa lettre)
Jules Yaovi Maoussi du journal la nouvelle tribune

dimanche 16 août 2009

Lettre à Me Yansunu

Bruno AMOUSSOU Cotonou le 14 Août 2009
04 BP 0763
Cotonou à
Maître Magloire Yansunu
Avocat à la Cour
Cotonou

Cher Maître,

J’ai été informé qu’au cours de l’émission « Questions d’actualité » que vous aviez animée le 9 août sur Golfe télévision, vous m’avez invité à restituer des sommes que j’aurais détourné aux dépens des finances publiques.
Je vous sais, comme moi, engagé dans le combat contre l’impunité. Par delà les déclarations médiatiques, qui sont souvent inspirées par des considérations politiques, l’engagement d’actions effectives contre les auteurs des détournements de deniers publics à leur profit constitue le plus grand service que chacun de nous peut rendre à notre peuple.
Compte tenu de votre profession de foi politique marxiste-léniniste et de votre profession d’avocat, je vous prie d’entreprendre à mon encontre les initiatives qui permettraient la récupération des sommes dont vous avez connaissance et qui me feraient infliger les sanctions que je mérite afin que cela serve d’exemple aux autres citoyens.
Veuillez agréer, Cher Maître, l’expression de mon engagement à vous accompagner dans l’assainissement de la gestion des finances publiques dans notre pays.

lundi 10 août 2009

La cérémonie d'ouverture du congrès en image

























Le nouveau bureau exécutif du PSD

BUREAU EXECUTIF NATIONAL DU PARTI SOCIAL DEMOCRATE

N° Fonctions Noms


01 Président AMOUSSOU Bruno
02 1er Vice Président GOLOU Emmanuel
03 2ème Vice Président AGBANGLA Eusèbe
04 3ème Vice Président TARO CHABI ADAM Bintou
05 4ème Vice Président DEGBEY Jocelyn
06 5ème Vice Président SOHOUNHLOUE Coco Dominique
07 Secrétaire Général MONTCHO Théophile
08 Secrétaire Général Adjoint SOGADJI Alphonse
09 Trésorier Général GANGNITO Patrice
10 Trésorier Général Adjoint DANDOGA Nicolas
11 Secrétaire National à la Formation Politique TCHOKODO Gabriel
12 Secrétaire National Adjoint à la Formation Politique DEGBEKO .A.F. Richard
13 Secrétaire National à l’Organisation GBOLIN Basile
14 Secrétaire National Adjoint à l’Organisation SOSSOUKPO Léopold
15 Secrétaire National aux Relations Extérieures BIAOU Olouchègoun Judicaël
16 Secrétaire National Adjoint aux Relations Extérieures IKO AFE Carole
17 Secrétaire National aux Relations Internes HOUINOU Clément
18 Secrétaire National Adjoint aux Relations Internes SEWA Joachim
19 Secrétaire National à la Communication HOUNGBEDJI Stanislas
20 Secrétaire National Adjoint à la Communication BEO AGUIAR Didier Céphise
21 Secrétaire National aux Affaires Sociales et Culturelles AFOUDA Clotilde
22 Secrétaire National Adjoint aux Affaires Sociales et Culturelles MANGAZI Fousséni
23 Secrétaire National à l’Organisation des Femmes TOUKOUROU Rissicatou
24 Secrétaire National Adjoint à l’Organisation des Femmes
DATO Victorine
25 Secrétaire National à l’Organisation des Jeunes
SOSSOU Casimir
26 Secrétaire National Adjoint à l’Organisation des Jeunes AHYI Jocelyn
27 Secrétaire National à la Décentralisation et aux Relations avec les Elus Locaux AKAKPO Paul
28 Secrétaire National Adjoint à la Décentralisation et aux Relations avec les Elus Locaux MOUTOUAMA Barthélémy
29 Secrétaire National aux relations avec les Organisations Sociales TOSSOU Gabriel
30 Secrétaire National Adjoint aux relations avec les Organisations Sociales SETOUKPATIN Appolinaire
31 Secrétaire National aux Elections EDAYE Jean Baptiste
32 Secrétaire National Adjoint aux Elections HOSSOU Nestor
33 Secrétaire National aux Relations avec la Diaspora ALLAVO Gino
34 Secrétaire National Adjoint aux Relations avec la Diaspora d’ALMEIDA Laurence


Présidents de Commissions Centrales

35 Plan Economie et Finances SOVISSI Simon
36 Production Environnement et Echanges SABI Sabidaré Daniel
37 Affaires Sociales, Culturelles, Jeunesse et sport HOUNNOU Martial
38 Politique Générale, Affaires Etrangères et Défense AHOLOU Jean
39 Loi et Règlement des Litiges MAGNIDE Michel
40 Formation, propagande et communication TOGNIGBAN Etienne
41 Réformes administratives et institutionnelles MONGUEDE Appolinaire

Discours d'ouverture du Congrès du PSD

Au nom des militants du Parti Social Démocrate ici réunis en congrès et des membres de sa direction, je vous remercie de nous honorer de votre présence et de venir ainsi nous soutenir et nous encourager dans la dure bataille que nous menons, depuis deux décennies, au côté de notre peuple et de ceux d'autres contrées d'Afrique et du monde.
Cette marque d'attention n'est en réalité que la manifestation de la convergence de notre engagement à agir dans la société pour en améliorer les règles de fonctionnement et surtout pour y faire triompher la solidarité que menacent chaque jour l'égoïsme, la compétition débridée, la gloutonnerie matériel et la vacuité spirituelle.
Dans un monde où la nécessaire compétition n'a plus d'autres finalités que la mise à mort des plus faibles et l'engraissement continu et sans limite des plus forts, en cette période où le producteur s'appauvrit alors que le spéculateur financier et commercial s'enrichit, il est heureux de découvrir des femmes et des hommes qui ne recherchent pas seulement l'accumulation et l'exhibition des seuls biens matériels mais oeuvrent pour la promotion de valeurs qui distinguent l'espèce humaine des autres êtres vivants.
Nous sommes donc heureux de pouvoir dialoguer avec vous, dans la reconnaissance et le respect par conséquent des différences, afin de découvrir ce qui nous empêche d'emprunter les chemins du progrès et ce qui nous ramène toujours• à la case de départ chaque fois que nous pensons avoir pris l'envol.
Merci donc de venir nous aider, par vos messages et vos suggestions, à revisiter notre propre parcours afin de mieux contribuer, à vos côtés, à la définition et à la promotion d'une nouvelle politique que nos populations appellent de leurs vœux.
Camarades congressistes et chers amis,
Depuis notre dernier congrès, bien des évènements ont façonné le contexte dans lequel nous avons évolué, tant au plan international que national. Parmi les plus marquants, nous voudrions retenir les questions relatives à la sécurité qui ont acquis une nouvelle dimension depuis l'attaque terroriste du Il septembre 2001 aux Etats Unis. Cet évènement, d'une gravité extrême, a malheureusement servi parfois de prétexte à l'interventionnisme de plus en plus marqué des grandes puissances et mis à mal le développement économique de bien des Etats à travers le monde. L'occupation de l'Irak en est un exemple.
Durant la même période, nous notons des progrès sensibles dans le renforcement de la coopération entre les pays développés qui ont réussi à éliminer les foyers de tension qui les opposaient au siècle passé. De ce point de vue, la construction de l'Europe constitue un évènement majeur qui façonne l'espace planétaire et modifie de façon profonde la géopolitique mondiale. '
Un nouvel ordre mondial s'établit sous nos yeux. De gré ou de force, tous les pays du monde participent à une gouvernance planétaire, les uns l'orientant en fonction de leurs intérêts et les autres la subissant sans réaction comme l'actuelle crise financière le confirme. Dans ce contexte, l'Afrique ne donne malheureusement que de très faibles signaux d'une prise de conscience qui ouvrirait de réelles perspectives de développement.
Plus particulièrement dans notre sous région, chaque pays s'enferme dans ses frontières et croit pouvoir trouver des solutions à ses difficultés. La salutaire intégration politique n'est nullement à l'ordre du jour des débats politiques alors qu'elle seule peut nous ouvrir les portes du développement dans ce monde dominé par de grands ensembles économiques et politiques.
Dans notre pays, la situation actuelle n'est donc pas une fatalité mais le résultat de l'action des animateurs de la vie publique que nous sommes. Ces dernières décennies, notre peuple a poursuivi ses efforts pour sortir de la pauvreté et recouvrir sa dignité. Il n'a pu bénéficier du soutien de tous ceux à qui il a tant donné. Certains d'entre eux l'ont accompagné. D'autres, au contraire s'allièrent à ses pires exploiteurs pour continuer à le dépouiller de ses richesses.
Pour notre part, nous espérions l'aider à mieux orienter son combat par nos choix lors des élections présidentielles de 2006, des élections législatives de 2007 et des élections communales commencées en mars 2008 et dont nul ne peut prédire la date d'achèvement. Ce fut la raison de notre mobilisation au cours de ces échéances. Ce fut la raison des choix politiques et tactiques que nous avions opérés afin de doter notre pays d'institutions crédibles qui garantissent la pérennité et le renforcement de la démocratie.
Les alliances que nous avions conclues avec d'autres forces politiques et sociales nous ont permis d'atteindre certains de nos objectifs. Il en a été ainsi de notre opposition à une révision de la Constitution, de notre volonté de constituer un groupe politique déterminant à l'Assemblée nationale et de notre souhait de sauvegarder l'autonomie politique et de gestion des plus grandes villes par rapport au pouvoir central.
Ces victoires ne sauraient cependant masquer notre erreur d'appréciation lors du second tour des élections présidentielles en 2006. Alors que nous pensions ouvrir de nouvelles perspectives à notre pays à travers la signature d'un accord politique engageant, nous n'avons pu rien faire d'autres que de réserver ce précieux document aux générations futures en l'envoyant aux archives. Cet exercice nous a cependant instruis quant aux dispositions à prendre pour un partenariat politique crédible.
A présent, nous connaissons mieux les limites des accords conclus dans la précipitation avec des candidats en quête de suffrage et prêts à toutes les reptations qu'appelle la dernière marche du pouvoir.
Nous connaissons la fugacité des programmes de campagne et leur opportunisme en ce qu'ils sont destinés à séduire l'électeur et non à servir de guide de l'action.
D'expérience, nombre de nos concitoyens savent maintenant que s'agglutiner autour d'une personnalité solitaire et s'ingénier à décliner sa vision solitaire conduit à l'impasse.
Nous savons maintenant l'utilité des partis politiques dans la définition et la conduite d'une politique cohérente de développement et dans la constitution d'équipes soudées et solidaires comme aux Etats-Unis et au Ghana.
Nous reconnaissons maintenant la nécessité d'utiliser les partis politiques pour former nos futurs dirigeants afin de les armer contre l'ivresse du pouvoir et les préparer aux exigences de son exercice démocratique.
Nous savons maintenant que les grandes nations ont eu raison d'asseoir la démocratie sur des institutions solides, indépendantes de tous les pouvoirs et garantes de la stabilité des textes fondamentaux et des règles du jeu démocratique.
C'est parce que nous partageons ces enseignements avec d'autres formations politiques que nous nous sommes engagé avec elles dans l'aventure d'édification d'une puissante force de gouvernement. Membre du groupe G et F, le Parti Social Démocrate participe avec enthousiasme à cette initiative pleine de promesses. Il analyse en toute lucidité les difficultés qui surgissent sur ce parcours avec la conviction que ce groupe et ses composantes recèlent les ressources nécessaires à leur résolution.
Fort des expériences vécues, le Parti Social Démocrate se réjouit de l'ampleur des débats en cours au sein du groupe et qui dessinent progressivement les contours d'un programme d'action et en précisent les conditions de réalisation. C'est autour de ce programme que se réalisera le rassemblement et non autour d'un homme providentiel. C'est la capacité de l'un d'entre nous à animer le groupe et à traduire ses aspirations qui en fera son candidat aux élections présidentielles et son porte drapeau.
En 2011, nous solliciterons le peuple pour qu'il confie le pouvoir non à un homme solitaire mais à une équipe. Nous nous engagerons sur un Programme porté par un groupe qui en garantit la pérennité et non sur une vision dont l'application dépend de l'humeur de son unique géniteur. L'important demeure notre commune volonté d'asseoir notre collaboration sur des bases claires qui évitent les errements dont nous sommes hélas témoins depuis quelques années de part du Pouvoir actuel.
Une telle démarche s'impose d'autant plus que celles et ceux que nous avions invité à soutenir l'actuel Chef de l'Etat nous interrogent sur les engagements pris. A juste titre, ils nous rendent responsables des dérives politiques actuelles, de la gestion hasardeuse du pays, des incessantes fuites en avant avec leurs conséquences sur leur vie. Pendant ce temps, c'est la campagne électorale, ouverte de façon précoce le 6 avril 2006, qui inspire toutes les actions du gouvernement. Le Chef de l'Etat en vient même à raccourcir son mandat par la présentation chaque jour du bilan achevé de ses quarante mois de gestion et à ne s'intéresser qu'au prochain quinquennat. Ecoutez les discours, observez les visites de terrain, soyez attentifs à la soudaine sollicitude des dirigeants généreux envers les populations: quand vous voyez ces signes, sachez que l'évènement approche.
Camarades congressistes et chers amis,
Notre combat ne s'arrêtera pas en 2011. Ceux qui n'ont que des visées électorales ont déjà déserté nos rangs. Mercenaires politiques et chercheurs de trésor, ils sont partis offrir leur service au Pouvoir qui les utilise à de basses besognes en attendant de trouver mieux. Déçus de n'avoir pas amassé des biens à la hauteur et à la vitesse de leur appétit vorace, ils animent un vacarme médiatique nécessaire à leur survie. Nous n'avons donc• pas perdu des militants mais nous nous sommes épurés de ceux qui ne partageaient pas les mêmes ambitions que nous. Nous avons gagné en cohésion, en militantisme et en engagement sincère pour le bonheur des populations.
Aussi voudrions-nous lancer un appel à la jeunesse pour qu'elle nous rejoigne dans notre démarche novatrice pour l'émergence des leaders politiques de demain. Les G. et F. offrent à tout un chacun l'opportunité de participer à une œuvre de modernisation de l'activité politique, de rénovation du débat politique et de régénération de la classe politique. Quoi de plus exaltant qu'un engagement désintéressé au service des valeurs de solidarité, d'intégrité et de dévouement à la cause du peuple.
A l’issue de ce congrès, chaque militant du Parti Social Démocrate doit organiser, dans son entourage, une active campagne d'explication de notre programme politique et des conclusions de nos travaux. Elargir les bases du Parti constitue désormais le principal critère d'évaluation de notre engagement. Peu importe le moment de notre adhésion au Parti car l'ancienneté ne saurait servir de base à l'appréciation de nos performances politiques.
Camarades congressistes et chers amis,
Nous pouvons redonner l'espoir perdu à notre peuple.
Nous en avons la capacité et les moyens.
Nous en avons la volonté.
Nul doute que la victoire sera à nous.
Je déclare ouvert le deuxième congrès ordinaire du Parti Social Démocrate.
Vive le Parti Social Démocrate.
Vive les G. et F.
Vive l’Internationale Socialiste.
Vive le Bénin.

lundi 29 juin 2009

Entretien avec Bruno Amoussou, ancien Pdt de l’Assemblée nationale du Bénin... lequotidien.sn

Entretien avec Bruno Amoussou, ancien Pdt de l’Assemblée nationale du Bénin: «Il ne faut pas changer les règles du jeu au cours du jeu»
Bruno Amoussou, Secrétaire général du Parti social démocrate (Psd), ancien président de l’Assemblée nationale du Bénin, arrivé en troisième position lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2006, avait appelé à voter Boni Yayi lors du second tour.


Quelques mois après, il entre en désaccord avec le Président élu et s’allie avec des partis de l’opposition et l’ancien Président Nicéphore Soglo. M. Amoussou parle ici des menaces qui planent sur la démocratie béninoise, livre ses impressions sur le projet des Etats-Unis d’Afrique. De passage à Dakar lors la dernière réuni­on de l’International socialiste, il en a profité pour présenter son ouvrage l’Afrique mon combat.

En 2006, vous aviez soutenu le Président Boni Yayi lors du deuxième tour de l’élection présidentielle. Quelques mois après, vous êtes passé dans l’opposition en dénonçant le recul de la démocratie au Bénin. Quels sont les faits qui sous-tendent votre position ?
Dans les débats de la conférence à laquelle je participe ici, je vois que beaucoup se réfèrent au cas béninois comme un exemple de démocratie. Alors je dis : «Vivement, que Dieu les entende et que ce qu’ils disent soit vrai pour longtemps encore.» Parce qu’il y a des menaces réelles sur l’avenir de la démocratie au Bénin. Les nouvelles autorités veulent, par une démarche forcée, prendre le contrôle des institutions du pays et discipliner ou normaliser la démocratie afin qu’elle rentre dans le moule de qui se passe en général dans les pays africains. Et ce que vous considérez comme la spécificité béninoise est en train d’être attaqué fortement. La lutte que je mène au Bénin avec d’autres forces politiques n’est nullement orientée contre le régime du Président Boni Yayi. Chaque fois que quelqu’un voudra modifier les règles du jeu qui lui ont permis d’accéder au pouvoir, dans le but d’empêcher d’autres d’en bénéficier, je le combattrai. Il ne faut pas changer les règles du jeu en cours du jeu. Donc, le combat que nous menons est pour la pérennité des normes démocratiques dans le pays.

Donnez quelques exemples de menaces qui planent sur la démocratie…
Des exemples, il y en a à foison. Tout dernièrement, un ministre du gouvernement en meeting politique dans sa région a déclaré : «Je veux affirmer haut et fort que si quelqu’un vient parler ici, d’une autre personne que le président de la République, il aura à faire aux populations d’ici.» Et pis, il n’y a eu aucun commentaire officiel sur ces propos. Lorsque les gens ont commencé à dénoncer ce discours, le porte-parole du gouvernement a tenté de banaliser. Mais en réalité, c’est extrêmement grave, parce que c’est une menace pour l’unité nationale. Lorsqu’on peut interdire aux citoyens d’aller dans telle ou telle autre localité, parler des personnalités politiques de leur choix, ne trouvez-vous pas que c’est suffisamment préjudiciable à la stabilité du pays ?
Un autre exemple : depuis mars 2008, nous avions fait les élections locales, et jusqu’à présent, nous n’avons pas encore fini d’avoir les résultats et d’installer les maires. Cette situation perdure parce que le gouvernement s’oppose à l’installation de certains maires, en violation de toutes les lois en la matière. Nous considérons que c’est une menace grave pour la démocratie. Lorsque c’est le gouvernement lui-même qui s’oppose à l’application des lois, il n’y a plus de repères ; ce qui peut engendrer la dérive. Même avant cette étape, le gouvernement voulait faire reporter les élections prétextant qu’il n’avait pas les moyens pour les organiser. C’est seulement à quelques jours du vote que l’argent a été débloqué et les choses se sont faites dans la précipitation. Ces éléments constituent des turbulences politiques nouvelles que le pays n’avait jamais connues.
D’autre part, la Cour constitutionnelle prononce des décisions qui ne sont pas facilement intelligibles. Par exemple, elle demande à l’Assemblée nationale de tenir compte désormais de la majorité et de la minorité avant de désigner à l’avenir les membres qui doivent la représenter dans les institutions. Cela est nouveau parce que la Cour elle-même n’a pas été installée sur cette base. Tous les membres qui y siègent sont de la mouvance présidentielle. Maintenant que les choses ont changé au parlement, elle estime que, pour les autres institutions, il faut changer les règles du jeu. Et ses décisions sont sans recours. Je ne dis pas qu’elle a mal fait, seulement, ses arrêts ne sont pas facilement intelligibles. On ne comprend pas toujours et c’est pour tout cela que nous disons qu’il y a de gros risques pour notre démocratie. Ce sont là quelques exemples, sinon, ma liste est très fournie et je peux encore vous en donner.
Pour ce qui concerne les déclarations incendiaires du ministre, l’Assemblée nationale a interpellé le chef de l’Etat, encore chef du gouvernement, afin qu’il vienne s’expliquer devant les députés sur l’attitude de son serviteur. On l’a aussi convoqué parce qu’il est censé être le garant de l’unité nationale.

En 2011, il y aura de nouvelles élections présidentielles au Bénin. Et on sait que, les grands acteurs politiques sont actuellement en opposition au Président Boni. Prévoyez-vous présenter un candidat unique pour lui ? Aussi Abdoulaye Bio Tchané l’actuel président de la Boad s’annonce. Une alliance avec lui pour faire échouer votre adversaire commun est-elle possible ?
Nous nous efforçons de dégager un candidat pour les partis qui constituent ce qu’on appelle, chez nous, l’opposition non déclarée. Et cela, parce qu’on n’est pas allé revendiquer des titres d’opposants au ministère de l’Intérieur. Le vocabulaire consacré pour nous désigner, c’est «opposition non déclarée» ; mais cela ne gène personne, parce que si ce que nous disons est accepté par les populations, ce n’est pas une déclaration qui changera quelque chose. Le plus important, c’est le combat politique que nous menons. Au Bénin, nous nous battons pour un rassemblement des forces politiques de l’opposition afin d’avoir un candidat unique à l’élection présidentielle et une seule liste aux élections législatives puisque les deux scrutins se dérouleront presque au même moment. Le processus de désignation de ce candidat n’a pas encore abouti ; nous y sommes et dans les mois à venir, on va y arriver. Je suis très optimiste par rapport à ce point-là.
Que Abdoulaye Bio Tchané, l’actuel président de la Boad se lance dans la course, c’est une bonne chose. On verra bien au moment venu, quel arbitrage faire pour que nous ayons un nombre raisonnable de candidats à la Présidentielle.

Parlons un peu des questions africaines. Que pensez-vous du projet du gouvernement africain ?
D’abord sur la question du gouvernement africain, je suis désolé de voir que le débat est biaisé par le Président Kadhafi. C’est celui qui en parle le plus, mais il le fait dans des conditions qui personnalisent le sujet et le dévient de l’essentiel. Comme le Président Nkrumah du Ghana qui rêvait d’un gouvernement continental, aujourd’hui comme hier, c’est un objectif que nous devons atteindre nécessairement. Mais, il faut du cheminement pour y arriver, je suis de ceux qui pensent qu’il faut passer par les uni­ons régionales. Nous devons commencer par des uni­ons régionales, avant d’aboutir à un gouvernement continental. Cela n’empêche que nous puissions avoir des structures au niveau du continent qui nous permettront d’harmoniser nos points de vue. De façon opérationnelle, même si nous voulons aller assez vite, nous ne pouvons pas faire l’économie de l’étape régionale. Et lorsque j’assiste à des congrès, je me rends bien compte qu’il y a quand même une homogénéité de points de vue en Afrique de l’Ouest sur cette option. Je regrette qu’au niveau de l’Uni­on africaine, les débats prennent des allures très passionnelles et que l’intérêt majeur des peuples semble être relégué au second plan.
Mais avec le développement actuel de la situation dans le monde, cela nous poussera à aller plus vite que nous pensons le faire aujourd’hui. Et c’est cela qui me donne de la confiance.

Le Niger, un pays voisin du Bénin, traverse depuis un bon moment, une crise politique liée à la prochaine élection présidentielle. Quelle lecture en faites-vous ?
Je suis très préoccupé en tant que voisin du Niger, mais aussi, démocrate. Honnêtement, je ne comprends pas très bien la démarche du Président Tandja. Je le connais bien ; nous avions eu beaucoup des discussions ensemble, mais je ne peux pas cacher ma surprise de voir la direction dangereuse dans laquelle il engage son pays. Il a contribué, comme d’autres, à améliorer la situation économique et politique au Niger. Je souhaite que ce ne soit pas de son fait que le pays entre dans une zone de turbulence dont l’issu reste à déterminer. C’est pour cela que j’appelle tous les démocrates qui peuvent agir, d’intervenir au Niger pour que le Président Tandja revienne à ce que j’ai toujours admiré en lui. C’est quelqu’un qui est non seulement soucieux de l’intérêt du Niger, mais aussi, de la cohésion de notre sous-région.

Par ailleurs, sur le continent, la nouvelle trouvaille des dirigeants, c’est qu’ils se battent pour se faire succéder par un fils ou un proche immédiat. Comment interprétez-vous ce fléau ?
C’est parfois une question de recherche de sécurité en pensant s’assurer la protection de son successeur après une gestion douteuse. C’est la raison qui pousse les gens à se battre pour être nécessairement remplacés par des proches : un fils, un frère, un cousin ou quelqu’un du même clan religieux ou politique. Il faut réfléchir sur la manière dont nous devons conduire la gouvernance de nos pays pour que ceux qui quittent le pouvoir puissent continuer à se promener tranquillement sans aucune inquiétude, avec le sentiment du devoir bien accompli. Les anciens Présidents des Etats-Unis vont et viennent sans problème ; ceux de la France sont aussi libres. Quelques uns au Bénin ne craignent rien. Souhaitons qu’il en soit ainsi partout dans nos sous-régions. Si nous arrivons à cette situation, on aura un continent un peu plus apaisé.

La mort du Président gabonais Omar Bongo a relancé le débat sur la Françafrique. Etes-vous de ceux qui pensent que c’est la fin de ce système ?
La disparition du Président Bongo a donné lieu à toutes sortes de débats sur ce qu’on a appelé la Françafrique. Il est intéressant de voir que les discussions se déroulent aussi bien en Afrique qu’en France. C’est très intéressant qu’il en soit ainsi. Le Président Giscard d’Estaing a accusé Chirac ; tout comme en Afrique, il y des débats à différents niveaux sur les relations entre la France et ses anciennes colonies. Je souhaite que, dans le cadre de la régénération de la pensée politique en Afrique, nous les fils du continent, repensions nos relations avec les anciennes puissances coloniales. Si l’occasion du décès du Président Bongo peut nous permettre de revoir ces relations, ce sera très utile pour nous.

Propos recueillis par Rudolph KARL - karl@lequotidien.sn

lundi 22 juin 2009

« L’AFRIQUE EST MON COMBAT » DU BENINOIS BRUNO AMOUSSOU


Une contribution pour une Afrique démocrate et fédérale.

Arrivé au Sénégal pour assister à la réunion du comité Afrique de l’international socialiste(Is), qui s’est ouverte ce vendredi 19 juin, le Béninois Bruno Amoussou a présenté son livre intitulé « L ’Afrique est mon combat » à la presse Sénégalaise et internationale le lendemain, Samedi 20 Juin au Just 4 U.


L’ouvrage de 128 pages retrace le parcours politique de l’auteur d’une part et son engagement pour le fédéralisme et la démocratie du continent noir d’autre part.


Le leader du parti social- démocrate(PSD) du Bénin, Bruno Amoussou se veut pour une Afrique démocratique et fédérale dans son ouvrage « L’Afrique est mon combat », présenté ce Samedi 20 juin 2009 au public Sénégalais et international. L’homme politique Béninois demeure plus que jamais convaincu que le l’optique du fédéralisme de l’Afrique, longtemps prôné par des fils, notamment le Ghanaéen Françis Kwamé Nkrumah, le Guinéen Sékou Touré, Léopold Sédar Senghor …, est la meilleur voie à suivre pour sortir l’Afrique des problèmes qui entravent son épanouissement. « Tous ces personnages, non moins responsables de mouvements panafricanistes ont très tôt compris la nécessité de l’unité Africaine. En ce qui concerne le chômage des jeunes, cet effacement des frontières constituera un atout favorable au mouvement des personnes et des biens » a souligné M. Amoussou

Ce député à l’Assemblée Nationale Béninoise, retraçant son parcours scolaire et politique dans son livre, prône pour une Afrique libre et indépendante bâtie sous un Etat solide avec des institutions au service des peuples, seuls souverains. Selon lui, le développement de l’Afrique ne peut se réaliser dans cette balkanisation, mais plutôt le contraire. Toutefois, a t-il soutenu, « ce projet doit passer passer impérativement par l’intégration sous-régionale, politique et économique comme le cas de la CDEAO. Le défi à relever commande à ce que chaque sous – région retourne dans la solidarité, l’union politique et économique pour une Afrique riche et prospère ».

Au sujet de la démocratie dans les pays africains, l’ancien président de l’Assemblée nationale du Bénin de (1995- 1999), puis ministre d’Etat, chargé du plan et du développement jusqu’en 2005 s’est dit préoccupé par la situation qui prévaut dans son pays, le Bénin. « Au Bénin, la démocratie est fortement menacée. Les autorités cherchent à monopoliser toutes les institutions ». a-t-il renseigné.

Avant de poursuivre « Vous imaginez que les gouvernants imaginent des choses pour changer les règles qui leur ont permis d’accéder au pouvoir, d ans le seul but d’empêcher les autres politiciens la conquête de ce même pouvoir. Qu’un ministre en fonction menace dans une région que les gens parlent des autres autorités politique que le Président Yayi Boni seulement. C’est un indice d’autoritarisme » s’est t-il indigné. Exprimant sa profonde inquiètude sur l’attitude du Président Mamadou Tandja du Niger qui imagine des« combines » pour modifier la constitution pour se présenter à un troisième mandat, M. Amoussou s’est dit préoccupé, surpris de voir cette direction dangereuse dans laquelle le Président Tandja veut mener le pays.

par Youssouph BADJI | SUD QUOTIDIEN

samedi 30 mai 2009

Marche de protestation de l’Union fait la Nation:Une déferlante humaine dans la rue

Écrit par Le Matinal du 29/05/2009 Le chef de l’Etat Yayi Boni déjà surchargé par les dossiers des travailleurs a encore essuyé hier des sueurs froides à cause de la marche des mécontents du régime qui a eu un écho favorable au sein de l’opinion publique. Ainsi... C’est un signal fort au régime en place, estime t-on. A travers cette gigantesque marche de protestation organisée par les forces de l’alliance l’Union fait la Nation pour dénoncer l’attitude du gouvernement dans sa gestion de la crise dans le secteur de la santé, le moral du président de la République a reçu un choc. Les riverains des artères de l’axe routier Cotonou-Porto-Novo ont vécu plusieurs heures de bouillonnement mêlées de tension palpable ce jeudi 28 mai 2009. C’est une véritable déferlante humaine qui s’est déversée dans ces rues. Des jeunes aux personnes âgées en passant par les enfants, toutes les couches de la population ont participé à ce gigantesque mouvement , conduit en personne par Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Léhadi Soglo, Idji Kolawolé et Séfou Fagbohoun qui se tenaient la main comme un seul homme. Mobilisée dans le cadre de la marche organisée par ces derniers, membres de l’Union fait la Nation, cette foule compacte a fait régner une ambiance qui frisait l’insurrection sur l’itinéraire menant de la place Lenine au ministère de la Santé, point de chute de la marche. Dans un mouvement d’ensemble et surtout l’air déterminé, l’impressionnante marrée humaine, estimée à plusieurs milliers de personnes scandait des slogans hostiles au gouvernement et à sa politique dans le secteur de la santé. « Les grèves tuent et Yayi Boni se tait », « gouvernement ventilateur, trop c’est trop ». Ce sont entre autres les slogans des manifestants apparus sur les nombreuses banderoles qu’ils tenaient. De mémoire de beaucoup de Béninois, c’est la première fois dans l’histoire du renouveau démocratique que le pays a connu une telle manifestation. A mesure que les marcheurs se rapprochaient de leur point de chute, les visages se crispaient, les pas devenaient pressants et on sentait la tension monter. Devenant de plus en plus serrée grâce aux nombreux ralliements tout le long de l’itinéraire, la foule pouvait à peine tenir dans la rue du ministère de la Santé pour entendre ses leaders délivrer leur motion. Quelques hésitations des forces de l’ordre à l’arrivée de ces leaders, vite interprétées comme un refus de leur laisser l’accès du ministère, a failli faire dégénérer la manifestation. Les vifs échanges entre Houngbédji, Amoussou, Sèhouéto et la vingtaine d’ agents de la Crs protégeant l’entrée du ministère, ont excité la foule qui a fini par forcer les entrées du ministère à « leurs leaders ». Les minutes qui ont précédé la lecture de la motion ont été également agitées. Le ministre Issifou Takpara refuse de se rapprocher des manifestants pour écouter la lecture de leur motion, provoquant la colère du secrétaire général du Prd Moukaram Badarou et de l’honorable Fikara. Aussitôt la motion lue, la tension retomba. Houngbédji et Léhadi s’ébranlaient vers le siège du Madep sur fond de bain de foule des manifestants. De toute évidence, cet évènement est bien plus qu’une simple marche. Calixte Adiyéton Tous étaient là Comme prévu, ils étaient tous au rendez-vous, portés par leurs militants. Adrien Houngbédji, Léhadi Soglo, Bruno Amoussou, Lazare Sèhouéto, Séfou Fagbohoun, Issa Salifou Saley, Idji Kolawolé. La mobilisation était totale et exprime à quel point ils sont tous tenus à ce que la situation change dans les hôpitaux. Même si d’autres auraient voulu que l’ancien président de la République Nicéphore Soglo soit de la partie, ils n’étaient pas déçus au regard de ce qu’ils ont vu hier dans les rues. En dehors de la présence de ces leaders et chefs de file, plusieurs députés, anciens comme nouveaux ont également répondu présents. Arifari Bako, Eric Houndété, Sacca Fikara, Clément Houinou, Raphaël Akotègnon, Valery Mongbey, le maire de la ville de Porto Novo, Moukaram Océni, le secrétaire général du Parti du renouveau démocratique, Moukaram Badarou. Andoche Amégnissè, opposant déclaré N°1 du chef de l’Etat complète cette longue liste d’acteurs de la vie politique. A travers la présence de ces différents personnalités et vu la marrée humaine qu’elles ont drainée, la nouvelle alliance « l’Union fait la Nation » vient de s’annoncer comme une véritable machine en puissance pour opérer l’alternance en 2011.