mardi 7 avril 2009

Bruno Amoussou, l’auteur témoigne


L’ancien président de l’Assemblée nationale béninoise, Bruno Amoussou, a choisi le cadre huppé du Club Presse de France, dans le 8e arrondissement de Paris, pour présenter son livre, « L’Afrique est mon combat », le samedi 4 avril 2009. Les journalistes, les personnalités béninoises et africaines de la place de Paris se côtoyaient, se racontant, évidemment, des histoires politiques. Les dernières facéties du président français au sommet du G20 à Londres et le sommet de l’Otan à Strasbourg étaient commentés. On parle aussi du président américain, Barack Obama qui met tout le monde d’accord. Bref, les lieux communs étaient largement visités.

Les salons du « Club presse de France », rue Jean Goujon à Paris, en attendant le départ réel de la cérémonie de présentation du livre de Bruno Amoussou, étaient devenus, l’espace d’un samedi matin, l’observatoire général de la politique béninoise. Les groupes de discussion se formaient et se disloquaient au gré des rencontres et des retrouvailles. Les thèmes de l’actualité politique internationale servaient d’introduction à quelque chose de plus simple et de plus émotionnel : la politique au Bénin sur laquelle chacun avait un avis.
Les groupes se formaient autour des personnalités politiques béninoises, que tout le monde, sans sourciller, appelait « Président… ». Il y avait le président Houngbédji, le président Soglo, le président Fagbohoun, et d’autres encore moins connus mais tout aussi présidents de quelque chose. Ceux qui ne président rien, ou qui en tout cas ne sont pas connus sous ce qualificatif, mais avec des titres tout aussi prestigieux, étaient aussi de la partie, tels que Nouréni Tidjani Serpos, Directeur général adjoint de l’Unesco, département Afrique, ou encore Albert Agossou, Ambassadeur du Bénin en France. Ils ont tous fait l’éloge du livre du président Bruno Amoussou.
Puis, arrive le moment choisi par Saliou Akadiri, maître de cérémonie et accessoirement maire de Pobè, pour demander l’attention de la centaine de personnes qui commençaient d’ailleurs par s’impatienter. Il était temps. Salutations, remerciements d’usage, et clin d’œil appuyé aux personnalités africaines présentes, surtout à l’endroit de l’ancien Premier ministre congolais, actuel ambassadeur du Congo en France, Henri Lopès, dont on apprend qu’il était un camarade de fac de Bruno Amoussou. C’est à lui qu’incombait la tâche de présenter le livre de son camarade Bruno.
Camarade, homme politique et enfin auteur comme moi !
Fier d’avoir lu le manuscrit, le camarade Henri a souligné la vérité et la sincérité, à travers ce livre, de son pote Bruno. L’obligation de témoignage est appréciée pour évidemment prendre quelque distance avec l’exercice d’un livre mémoires qui renvoie plutôt à une personne en fin de carrière ou à l’article de la mort. Ce qui n’est pas le cas. La longue intervention d’Henri Lopès, a sorti le livre de son contexte béninois pour lui donner une envergure continentale. L’auditoire était tout ouïe, capté par les belles paroles du camarade Henri, dont on a aussi retenu qu’il est écrivain. L’exercice de son pote Bruno, retraçant ses parcours et engagement politiques, a, rappel le camarade Henri « un aspect romancé ». Il est sous le charme. Le camarade Henri ne tarissant plus de références et d’exemples pris dans « L’Afrique est mon combat », pour expliquer le pourquoi du comment, a finalement une réaction aussi subite qu’appréciée en citant un proverbe africain : « Quand on pend la parole, il faut avoir pitié de celui qui vous écoute ». Il a fait sien ce proverbe.
L’ambiance était bon enfant. L’intervention de l’auteur en rajoutait davantage. Dans son boubou blanc, et chichement coiffé, Bruno Amoussou, à la tribune, n’était plus seulement l’homme politique bien connu des Béninois, mais plutôt et aussi un auteur talentueux débordant d’humour. Son auditoire se régalait de ses histoires, puisées dans la vraie vie, racontées sur un ton monocorde et qui contrastaient presqu’avec l’allure sage, rangée et calme qu’on lui connaît. Par son humour tranquille, il a arraché à la salle des éclats de rire qu’auraient enviés les amuseurs publics.
Bruno Amousou, s’est ensuite livré à un exercice, grand classique des auteurs : la signature de livre. Il y a visiblement pris du plaisir s’engageant, par ailleurs, a donné une suite à son affaire. On se doute bien que son combat pour l’Afrique ne s’est pas brutalement arrêté, le 26 octobre 1972.

1 commentaire:

  1. Je n'ai pas encore pris le livre, mais je compte le faire et le lire dans les tous prochains jours. Cela ne constitue pas pour moi un frein quat aux félicitations que je me doit le plaisir de formuler à un grand homme de la nation qui plus est Bruno Amoussou.S'il y d'autres supports de communications sur le livre,je souhaite que vous nous les mettez à disposition.
    merci

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